9 posts tagged “film(s)”
Non, j'écoute uniquement les chansons
parce qu'elles disent la vérité
plus elles sont bêtes, plus elles sont vraies
d'ailleurs, elles sont pas bêtes
qu'est-ce qu'elles disent?
elles disent:
"ne me quitte pas" ou...
"ton absence a brisé ma vie"
ou "je suis une maison vide sans toi" ou...
"laisse-moi devenir l'ombre de ton ombre" ou...
ou bien "sans amour, on n'est rien du tout"
Dans «Elle s'appelle Sabine», Sandrine Bonnaire filme sa soeur devenue autiste avec amour mais sans pathos ni concession.
Sabine, la bien aimée par Gérard LEFORT
http://www.liberation.fr/culture/cinema/255986.FR.php
REUTERS
QUOTIDIEN : vendredi 25 mai 2007
Elle s'appelle Sabine documentaire de Sandrine Bonnaire (France). 1 h 25.
Sabine est un prénom qui commence comme Sandrine mais qui ne finit pas pareil. Sandrine est Sandrine Bonnaire, une actrice de grande notoriété. Sabine est Sabine Bonnaire, sa petite soeur de 38 ans, autiste. Sandrine a décidé de faire à «Sabine la folle» un cadeau magnifique avec les moyens qu'elle connaît le mieux, les moyens du cinéma. Un film qu'elle a tourné entre juin 2006 et janvier 2007, en Charente, dans un centre d'accueil médicalisé où Sabine vit depuis quelques années. Voilà Sabine, presque trop grosse pour tenir dans le cadre, trop hurlante, trop violente avec les éducateurs quand elle les attaque à la fourchette, trop méchante, surtout avec elle-même quand elle se mord les mains au sang. Sandrine ne détourne pas le regard dans ces moments-là. Mais elle dévisage sa soeur tout aussi longuement lorsqu'elle fait la sieste. Ce n'est plus du cinéma, c'est une caresse sur la joue, c'est un baiser sur le front. C'est incroyable qu'autant d'amour puisse passer dans des images aussi simples. Il y a quelqu'un derrière la caméra qui nous bouleverse parce qu'elle ne se laisse jamais aller, parce qu'elle se tient droite. Et s'il faut un signe de plus que Sandrine Bonnaire est une fille formidable, on voit que souvent son regard traverse sa soeur pour s'inquiéter du genre humain : hommage à l'armée des ombres des éducateurs, attention aux autres et notamment à Olivier, jeune épileptique qu'elle suit dans une promenade virant au calvaire.
Sandrine Bonnaire a mêlé aux images d'aujourd'hui des vidéos d'hier datant de l'époque où Sabine n'était pas encore une personne dépendante mais une gamine rieuse et fantasque, douée pour le piano, et ivre de joie quand sa soeur célèbre réalise son rêve : un voyage à New York, une virée de princesses en Amérique. On voit l'arrivée en Concorde, la belle maison au bord de la mer, les vagues sur la plage, les frangines qui comparent leurs bronzages. On regarde le vent dans les cheveux de Sabine et son bonheur incroyable. Ce qui trouble alors c'est la gémellité entre Sabine et Sandrine, le même soleil dans le sourire, le même voile sombre quand le regard se tourne vers la caméra.
Que s'est-il passé pour que le malheur s'abatte ? En voix off, d'une gravité telle qu'elle interdit les larmes, Sandrine raconte. Le choc quand le frère aîné décède, le départ en province avec sa mère, la dégradation rapide, la violence qui s'installe. Sabine est placée dans un hôpital psychiatrique, puis un autre. Elle y restera cinq ans. A la sortie, elle est irrémédiablement altérée. Depuis 2001, enfin placée dans un centre adapté, Sabine tente de remonter la pente qu'elle a dévalée.
Au coeur de se filme au coeur gros, il y a un soliloque de Sabine sous sa couette : «Tu n'es pas une pute, tu es ma soeur. Tu n'es pas une salope, tu es ma soeur.» Et ceci, qui revient comme une mélopée : «Quand je te quitterai et que tu partiras et que je pleurerai dans tes bras, tu diras que tu viendras me voir demain?» Oui, elle viendra Sandrine, elle viendra toujours...
Et nous aussi, qui t'avons vue, Sabine, petite soeur bien aimée.
« Oublier Cheyenne », un film sur l'engagement. Amoureux et politique...
source : Radio Prahahttp://www.radio.cz/fr/article/85238
Alphaville de Jean-Luc Godard : Poème cosmique...
Alphaville de Jean-Luc Godard : Poème cosmique...
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1965
Visible sur Google dans son intégralité
Très pratique si votre lecteur DVD connaît des dérèglements...
Et puis pas de problème vis à vis de cette récente répression des fraudes
au
service duquel le président de la Fnac vient d'être nommé par le
président de la république...ami/e/s pirates je vous offre ce petit
bijou, ce chef d'oeuvre cinématographique en toute légalité!
Inconditionnelle des répliques de ce film...je ne m'en lasse pas...
Il vous suffit de cliquer sur le lien, belle séance à vous...
http://video.google.com/videoplay?docid=-2648727779153972387
Sémaphore
glané sur Wikipédia :
Pendant son combat-dialogue contre Alpha 60, Lemmy Caution évoque Pascal « le silence de ces espaces infinis m'effraie » (Pensées), Nietzsche « Quel est le privilège des morts ? Ne plus mourir » (Le Gai Savoir), Bergson « je crois aux données immédiates de la conscience » (Essai sur les données immédiates de la conscience). Philosophie et poésie sont les deux formes de langue qui s'opposent au langage d’alpha 60. Ce combat est un combat de langage, deux langages s'affrontent. C'est la langue de la tradition contre la langue de la technique (Cf. la conférence Langue de tradition et langue technique, de Martin Heidegger).
Dans l’entretien avec le scientifique (Laslo Szabo), celui-ci dit qu'il est interdit de dire "pourquoi". Précisément parce que pourquoi, c'est le questionnement, c'est la liberté, c'est la philosophie et la poésie. Lorsque Lemmy Caution dit « Je suis un homme libre », le scientifique répond que cette réponse ne veut rien dire. Alpha 60 est la négation de la liberté. Alpha 60 ne dit pas "pourquoi", elle dit "parce que". "Parce que", c'est l'explication, la conséquence logique, c'est la nécessité, c'est la non-liberté ; "enregistrer, calculer, tirer des conséquences, c'est cela Alpha 60" explique le scientifique à Lemmy Caution. Pas de pourquoi : c’est aussi une allusion à Si c’est un homme de Primo Levi, dans lequel un SS affirme qu’ici (dans les camps d’extermination), il n’y a pas de pourquoi. Les allusions au système totalitaire nazi sont innombrables. Entre autres : lorsque Lemmy Caution prend l'ascenseur pour descendre au sous-sol où ceux qui ont exprimé des émotions sont exécutés, et appuie sur le bouton. Gros plan sur ce dernier affichant : "SS".
'Oublier Cheyenne'
Valérie Minetto
Cécile Vargaftig